« L’histoire des 3 tailleurs et sagesse de Confucius »

Je relis un livre sur Confucius, sage souvent oublié dans nos citations. Ce livre, que je possède depuis longtemps, a été écrit par Yu Dan et a pour titre « Le bonheur selon Confucius, petit manuel de sagesse universelle ». Diplômée de littérature chinoise et professeur à l’Université de Pékin, Yu Dan a fait de nombreuses conférences sur ce sage qu’est Confucius.

Ce livre, d’une clarté exemplaire, permet de rappeler la pensée de ce sage tout en relatant des petites histoires parfois drôles et toujours instructives dont celle-ci :

 » Trois tailleurs ouvrirent une boutique dans la même rue.

Pour attirer le plus grand nombre de clients, le premier suspendit à son échoppe : « Je suis le meilleur tailleur de la province. »

En voyant cela, le deuxième décida d’enchérir et accrocha une plus grande enseigne avec ces mots « Je suis le meilleur tailleur de tout le pays. »

Faut-il que je prétende être le meilleur tailleur du monde ? se demanda le troisième. Et, après avoir longuement réfléchi, il installa un petit panneau qui lui valut toute la clientèle de l’endroit, au grand dam de ses deux concurrents.

Que proclamait donc sa pancarte ? « Je suis le meilleur tailleur de la rue. » »

Extrait de « Le bonheur selon Confucius », écrit par Yu Dan

Cette petite histoire est mentionnée pour illustrer cette citation de Confucius :

Anciennement, on s’appliquait à l’étude pour soi-même ; à présent, on s’y livre pour impressionner les autres

Confucius XIV, 24 ou 25

Ainsi, aux yeux de Confucius, être un honnête homme, c’est devenir la meilleure version possible de soi-même, à partir de ce que l’on est ici et maintenant. Ce n’est qu’en étant apaisé, stable, mais aussi réaliste quant à sa situation, que l’on peut progresser en évitant les déceptions et les pertes.

Analyser ce qui est possible, les freins et les verrous de votre situation, de votre santé et les priorités qui sont les vôtres, permet de ne pas se perdre dans le jugement et les attentes parfois démesurées de certaines personnes.

D’autre part, cette histoire me fait penser, simplement, qu’il est parfois très utile d’avoir une compétence de proximité rendant la notion de talent relative. Irait-on demander à un couturier célèbre de Paris des explications ? Non … vous iriez voir le couturier de votre village même si c’est un inconnu et qu’il est jugé inférieur. L’infériorité ne le rend cependant pas inutile tandis que sa disponibilité et sa présence lui donnent une grande valeur pour son entourage proche.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :