Briser la glace

Les incivilités, les mauvais comportements, les mensonges, la mauvaise foi ne sont que le reflet du maître qui les enseigne ou du dirigeant qui les autorise. Suivre aveuglément un mauvais maître en perdant son bon sens et son jugement ne cause que la misère et la destruction. Accepter les mauvais comportements sans rien dire n’amène que de mauvaises choses et laisse la porte ouverte à d’autres incivilités.

Ainsi est le thème de ce film « Karaté Kid » où des élèves sont éduqués par un maître de Karaté pour devenir durs, méchants, pour harceler et pour tricher. Un vieux maître, qui avait perdu sa femme, et vivait seul, se voit alors contraint de reprendre du service pour défendre un jeune garçon du harcèlement. Il le forme aux techniques de Karaté et aux arts martiaux en utilisant des techniques originales. Ainsi, il n’a pas de salle de sport ou de lieu pour entraîner le jeune homme. Il n’a rien. Il utilise alors ce qu’il trouve dans la vie de tous les jours pour ses enseignements et surtout il lui enseigne la non violence et l’absence de haine durant les combats. Il lui dit de trouver sa force non pas dans la haine et la violence mais dans son cœur et dans son âme, dans sa rigueur et dans sa persévérance, dans sa pratique. Il ne lui interdit pas de se défendre, il l’incite à le faire mais il lui propose de se défendre différemment. Le jeune garçon gagne finalement le tournoi de Karaté au grand désespoir de l’équipe nombreuse et ultra-entraînée de l’autre maître. Ne souhaitant pas la victoire du jeune garçon, celui-ci incite ses élèves à faire des choses interdites et déloyales. Le jeune garçon se voit alors obligé de combattre tout en étant extrêmement blessé. Les élèves sont alors dégoûtés d’eux-mêmes et se rendent compte que l’enseignement qu’ils suivent ne les mènent qu’à détruire et à se détruire eux-mêmes. Ils trouvent alors le courage de dire non et de changer de voie.

Ci-dessous un extrait du film Karaté Kid II, où le jeune garçon brise la glace.

Dans le bouddhisme, il est dit qu’il ne faut pas suivre aveuglément des enseignements ou des ordres si ceux-ci ne correspondent pas à notre éthique. C’est une chose que j’aime dans cette philosophie. Il faut garder son sens critique et ne pas se laisser emporter par la déraison. Aucun enseignant ne détient toute le vérité et tout enseignant ou dirigeant peut se tromper.

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